21 mars 2012

Brutalement vôtre #1 Bloody Beetroots


Marque de fabrique assumée du jeune collectif Suck my Disk, l’électro trash reste aujourd’hui la meilleure façon de ressortir d’une soirée sans ses clavicules, ou presque... Mélodies furieusement planantes ou basses assommantes, voilà les instincts primitifs qui ressortent et cette envie irrésistible de tout démonter. Impression de liberté sans frontières, quoi de mieux quand on est jeune que de descendre la rue, le casque vissé sur la tête et cette sensation d’invincibilité, le corps engourdi par une injection massive de beats tonitruants. Les amateurs de musique classiques pourront toujours dire que cela manque de consistance, la vérité est là : nous voulons nous évader, faire la teuf, et oublier qu’on a un mois de retard sur le loyer.

Voilà pourquoi Suck my Disk vous propose un tour d’horizon de sons tapageurs qui ont marqué la planète électro ces derniers mois. Petit guide pour anesthésier les quelques neurones qu’il vous reste (si vous lisez cet article ça doit être le cas) et ce en 10 leçons :

#1 Bloody Beetroots :

Base de la base, ils sont pour l’électro trash ce que Jésus peut être à l’Islam (je crois…). Bref, pionniers du genre, ils sont désormais devenus une figure incontournable de la « tabassitude ». Bêtes de scène incontestables, véritable opiacé sonore, aucun festoch n’a été épargné, initiant donc la pandémie trash dont les jeunes festivaliers, sans exception, s’abreuvent chaque année, si ce n’est du jus de houblon. Parce que leur petite sœur lycéenne écoute aujourd’hui « Warp 1.9 » ou « Dimmakmmunication » (‘tain j’ai galéré) en boucle sur leur iPod, d’autres diront que les Bloody c’est housy-gay, mais cela ont tort, cela reste indubitablement LA valeur sûre de ces dernières années.

Dans l’escalade du bourrin, musicalement parlant, les Bloody nous offrent donc un panel plutôt exhaustif, comme dirait BHL. Seul album du groupe, « Rombarama », édité en 2009, regorge de perles comme Cornelius, Fucked from Above 1985 ou House N° 84. Mais la vraie richesse se trouve dans leur nombre incalculable d’EP et de remix. Et le petit dernier de la bande Church of Noise ne déroge pas à la règle, s’inscrivant dans la lignée de ses aînés punko-électro-trash.





Alors, régler vos casques audio, c’est parti pour l’énumération de tracks sanguinolentes : Pistols & Hearts, Black Gloves, Stomp Yo Shoes, Dissolve, Second Lives  - ou le sentiment de foutre votre tronche dans la machine à laver des mannequins de Victoria’s Secret. Pour citer un dernier remix de nos legumineux préférés, nous dirons que Cobrastyle est là pour apporter un peu de douceur dans le potager le plus dément de l’électro.

Pour résumer et comme je kiffe la métaphore il est clair que le groupe italien, mené d’une main de maestro par Sir Bob Cornelius, est, en définitive, à consommer sans modération.

C(astor) D(ynamite)