24 mars 2012

Brutalement vôtre #2 Designer Drugs


#2 Designer Drugs

Pour le deuxième biopic des artistes qui font de la compote avec vos neurones, direction la Big Apple. Bien que le duo new-yorkais affirme ne passer que quelques jours à squatter là-bas, leur discographie (un seul album : Hardcore/Softcore mais une flopée de remix) s’apparente à une promenade musicale ancrée dans les coulisses d’How to make it in America.
Série la plus représentative de la ville qui ne dort jamais selon les New-yorkais themselves, Designer Drugs assurent avec brio la défense de la scène underground labélisée  NYC.

Plébiscités tant par l’élite bobo que les punks à chiens,  bienvenue dans la production en série du nouveau narcotique en vogue :  les Designer Drugs.


Car si le diable peut s’habiller en Prada, l’électro trash sort ses plus beaux apparats pour les sets des deux globe-trotters. Ce style à deux visages leur offre l’embarras du choix à l’heure de confectionner un palliatif sonore pour tous les noctambules amateurs de sensations fortes.
La salle comble, un parfum quasi mystique embaume une salle étriquée dont les murs s’imprègnent déjà de la sueur d’une foule ahurie, et pour cause, l’ascension épico-religieuse de Drop Down plonge l’assemblée dans une ivresse catatonique. Promotion de l’album oblige, la succession de tracks telles que Dead Meat, For All We Know ou Face Melter entretient l’état de transe d’un public totalement ou presque (bon à quelques grammes près, on ne compte plus) acquis à leur cause.


00h30… bon, il serait temps de commencer à faire la teuf et là on rentre sur l’aire de jeu des Designer Drugs. Parce que, à l’instar des Bloody Beetroots, ils disposent de pléthore de remix sonnant comme des coups de boutoir pour des tympans déjà bien abîmés, il convient également  d’en faire l’abécédaire : Fuck the System (Cyberpunkers), Echoes (Klaxons), Hail Social (Heaven), Countdown (Jupiter One), Riot (mmmhh…c’est pas un remix), ou le mélancolique Annie (Antonio) comme intermède poétique dans cette mixtape de brutes.

Enfin, après avoir douloureusement émergée des brumes de l’esprit, l’attention des survivants se porte désormais sur les notes qui vont clôturer ce périple mondain. Et si les inclinaisons de certains fanatiques ne sont pas encore assouvies, la satiété viendra donc avec We Run the Night (Tonite Only), came la plus pure, disponible aujourd’hui, sur le marché du disque.




Castor Dynamite