01 avril 2012

Combichrist - What The Fuck is Wrong With You People

Combichrist - What The  Fuck is Wrong With You People

On se suicide maintenant ou on attend la fin?

On sait tous que les émissions culinaires sont à la mode en ce moment, alors une fois n'est pas coutume, nous allons aujourd'hui tripoter de la cuisinière, faire vrombir du mixeur, jouer du rouleau à pâtisserie. Commençons : prenez environ 50 grammes de Marilyn Manson que vous allez mélanger énergiquement à 7 mesures de The Prodigy.
Si l'envie vous prend, vous pouvez rajouter une bonne dose de merde, de sueur, de sperme et d'acide. Si vous avez bien suivi les maigres indications de ma recette, vous obtiendrez un magnifique Combichrist, groupe d'electro-indus nordique qui fait sérieusement mal au féfesses. Ces gentlemen ont fait les premières parties de Rammstein, vous savez donc à quoi vous attendre... Ne vous inquiétez pas, ça va pincer un peu au début. Un peu.

5AM (after party). Intro de l'album. Bizarre. On comprend pas ce que la jeune demoiselle nous raconte si gentiment au téléphone. Par contre, le son autour est très organique. Ca promet du sale. J'aime.

What a Fuck is Wrong with You? Oh bordel... Ca sent l'Indus à plein nez. Ca ressemble à du Manson, ça sent comme Manson, ça chante comme Manson. Il manque que les guitares et ça pourrait directement sortir d'un album du révérend. A part ce lien de parenté à peine dissimulé, on a quand même tendance à se faire chier. Le morceau est mou, peu consistant. Ca pue le single. Pour l'instant, on est encore clean. Mais patientez, le nuage de poussière arrive.

Electrohead. Ah là, ça va déjà mieux. Beat rapide, voix dégueu, voix gueulée. L'intro fait plaisir. Le morceau démarre réellement vers 1 minute. On sent la montée qui va nous amener à des envies d'envahir la Pologne. Quand ça part, on a qu'une envie, taper, se foutre la tête dans les enceintes. Le son est très techno mais faut pas oublier qu'on écoute de l'Indus. Ici, on veut vous en mettre plein la gueule. Le morceau y arrive très bien. 



Adult Content. On démarre tranquillement avec un beat bien posé mais qui vous fait inconsciemment bouger la tête. Bon point. Le morceau est une montée énorme dont on atteint l'apogée vers 4 minutes. En cela, ce morceau ne va pas vous faire péter un câble, mais bien vous préparer à la suite. On a pris over cher avec la piste d'avant, fallait bien se reposer un minimum. Adult Content fait bien son travail. On est pas en transe mais on s'y prépare allègrement. Très joli hors d'oeuvre.

Fuck that Shit. OUH PINAISE. Dès le début, on sait que ça va chier. Voix violente, beat bien plus rapide, on prend la même recette que pour Electrohead et on voit ce que ça donne. Le morceau met encore une fois un certain temps avant de laisser échapper toute sa violence, ce qui n'est peut-être pas si mauvais. Tout prendre d'un coup, risque de faire très très mal. Surtout qu'on est qu'à la piste 4.

Brain Bypass. Toujours rien à partir de 2 minutes 20. BORING. Ca démarre lentement pour au final, vous emmerder pendant 8 minutes 30. Magnifique perte de rythme dans un album qui ne méritait pas ça. FAUTE!

Get your Body Beat. Après la piste merdique d'avant, on s'attend un minimum de violence pour la suite. Nous ne sommes malheureusement pas servis. Get your Body Beat est du même niveau que What a Fuck is Wrong with you? C'est pas mal, ça, s'écoute mais ça manque tellement de patate.

Deathbed. Okay, ça démarre bien mieux ici. On est à la limite du gros riff Rob Zombien (haters gonna hate). C'est plutôt pas mal, pas très rapide mais bien torché dans l'ambiance. Pour le coup, pas besoin de bourrin, puisque musicalement, il ne se foutent pas de nous. Parfait morceau pour l'agonie avec ses voix torturées, ses synthés longs et lourds. La parfaite bande sonore pour Sysiphe poussant son rocher au sommet d'une montagne de souffrance. Chaque beat pour chaque pas lourd et douloureux.

In the Pit. Oh mon dieu le morceau kitch.

Shut up and Swallow. Voilà la vraie piste de l'album. Elle commence tranquillement pour arriver à une violence directe. Ferme ta gueule et avale, cette demande ô combien romantique sonne comme un coup de poing. On sent que l'objectif du morceau est de vous mettre au sol. S'il devait y avoir une notice, elle dirait "mets le son à fond, les basses à fond, cale toi les oreilles dans les baffles et restes-y tant que tu ne saignes pas des tympans." MERCI, MAINTENANT JE VAIS A L'HOPITAL.


Red. Comment faire pour tenir la dragée haute à un morceau aussi puissant que Shut up and Swallow? Red n'y arrive malheureusement pas. Basique, mou comme un cul de vieille, on se fait véritablement chier. C'est triste d'en arriver là après tant de bonheur intense.

Are you Connected? Ah voilà! Un autre morecau qui claque! On tape directement dans l'estomac avec cette piste techno vénère. Ca fait mal, c'est rapide, ça donne envie de manger des enfants. Le genre de son qu'on aurait pu avoir dans un fight à la Mortal Kombat. Je vois pas comment le décrire mieux. Coup de boule.

Give Head if You Got it. Ca démarre plutôt bien. C'est gras et ça crache. D'un coup, la voix arrive. MON DIEU. C'est nul. En une phase chantée, toutes mes espérances disparaissent. Le morceau avance et je me retrouve face à un herzatz de pré-Dubstep sale et plutôt inconsistant. Taaaaaaaaaant pis. C'est pas comme si cet album m'avait pas déçu maintes fois.

All Your Bass Belongs to Us. Bourrin, répétitif. Le morceau s'écoute tranquillement malgré le manque de travail évident. C'est quand même très triste de finir un album sur une piste brouillonne à ce point.

Que dire de cet album. Je suis déçu. Trois ou quatre pistes qui valent le coup. J'ai eu du bourrin, du sale. Mais ça reste de la merde. La qualité de certains morceaux ne rattrape pas la nullité des autres. Que ça soit pour un métalleux ou un gars qui écoute de l'electro, rien ne pourra sauver cet album de la potence. Ne retenez que Shut up and Swallow. C'est en gros ce que j'ai pensé pendant l'écoute de ce triste album. 

LeMitch