02 mai 2012

Les relous des concerts

Les relous des concerts

Imagine juste le concert de ta vie : beat de fou, stroboscope en pleine gueule, cerné par une armée d’ideal féminin (ou masculin on n’est pas sexiste) dans un état proche de la perfection. C’est plutôt une belle image non ? Et bien profite bien de ce moment parce que malheureusement selon nos statistiques t’as une chance sur deux de tomber sur lui. Lui, tapis dans l’ombre, attendant juste de mettre en œuvre son crime. Il va attendre la faille, le moment où tu ne différencie plus la réalité de l’hallucination pour se jeter sur toi comme une fausse note sur la partition.


Le relou existe sous plusieurs formes. Il a toujours existé, et passe outre les barrières musicales. On ne peut pas le vaincre ni même le repousser, en définitive on peut juste le subir. Cependant on le connaît déjà mieux et nous en retirons cette analyse fine de celui ou ceux qui peuvent rentrer dans la catégorie « Relouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu ! »

  • Le mec qui veut aller devant et qui ne bouge plus. Un des plus répandu et ce de façon inexpliquée. Surement un des plus blasant, il va te doubler comme un mal propre, se glisser dans ton petit groupe qui s’amuse et ne plus bouger. Si encore il ne faisait que plus bouger ça pourrait éventuellement passer, mais NON ! NON, il va pousser le vice plus loin, au point où dès que TOI tu vas te mouvoir, il va te lancer un regard du genre « hey ho mec, pousse pas non plus ».

  • Le couple dégueu : Style Roméo + Juliette mais en moche. Premier sourire avec tes potes ; mais ce sourire laisse vite place à un sentiment de dégoût profond. Ca y est, ça doit faire dix minutes que ces deux là mélangent leur salive sans interruption. Se sentent-ils invisibles ? Se sentent-ils beaux vu de l’extérieur ?  Pour l’avoir expérimenté (du côté spectateur bien sûr) je te conseille expressément soit de trouver un nouvel espace vital -quitte à faire le relou- car celui-ci reste un des plus indestructibles.

  • Le plus envahissant surement, le relou bourrin. Au moment où tu te dis que c’est enfin fini il va amorcer sa 14e tentative de slam. Si elle échoue encore, qu’à cela ne tienne, il se rabattra sur un pogo pour sauver les apparences. Ce mec la possède également la même faculté qu’un boomerang, tu le lances le plus loin possible il revient à son propriétaire à coup sûr. Ne tente même pas le constat à l’amiable, il te dira que ce n’est pas sa faute parce que : « J’suis trop bourré !»

  • Peut-être attiré par les néons, les paillettes ou autre chose sans explication, tout est prétexte, pour ce relou là, à transformer le lieu en boîte de campagne. Non mec, tu n’es pas devant Keen’v. Tu ne peux pas lancer un Seven Nation Army lors des transitions ou danser le Kuduro avec ta pouf devant Paul Kalkbrenner (si, si…). Bon je ne t’en veux pas personnellement, mais visuellement j’ai du mal.

  • La chenille (les 15 gars qui passent en file indienne), véritable chaîne humaine de relous au sens littéral. Ils ont décidé de passer le concert ensemble et te le font savoir à l’aller comme au retour. Le chef de file après t’avoir bousculé l’air de rien entraîne dans son périple ses 4 potes, leurs cousins, leurs copines et les deux gars qui ont pris le train en marche. Ta seule porte de sortie : le croche patte aléatoire pour enrayer le mouvement.

Bien entendu cette liste est non exhaustive, des relous il en existe une panoplie. Sachez qu’il y en a toujours eu et qu’il y en aura toujours. Ne nous leurrons pas, même si on se moque d’eux on a déjà échoué dans l’une de ces catégories après la bouteille de trop. 

Trash' & Castor Dynamite