07 avril 2013

Festival Panoramas #16 - Black Strobe

Festival Panoramas #16 - Black Strobe - Morlaix 2013

J'ai les poils du torse qui ont poussé bordel!

Samedi 30 avril, c'est le deuxième jour de la 16e édition du Festival Panoramas, à Morlaix. Le vendredi, on avait déjà bien pris dans la gueule avec les lives de Disiz, Son of Kick, ou encore Vitalic.

Mais ce samedi, je l'attends comme le messie.

Ce samedi, je vais enfin voir un des groupes de ma vie.

Ce samedi, c'est Black Strobe.
Pour le branleur du fond qui connait pas et qui mérite concrètement une pendaison par les parties immédiate, Black Strobe est un groupe d'electroclash né en 1997 et qui a la particularité de mélanger la musique électronique et le rock bien gras du bayou des années 70-80. On a pu entendre leur son le plus connu, le morceau I'm A Man, dans le film Rock'n'Rolla ou encore dans le dernier Tarantino, Django Unchained.

Le concert commence à 21h45, ça laisse le temps de s'ambiancer à coup de breuvage malté. Car oui, Black Strobe, ça s'écoute dans un état second.

Le public est déjà nombreux devant la grande scène quand le concert commence. Ça me fait d'ailleurs concrètement plaisir de voir que les jeunes ont encore envie de s'éclater sur du son de bonhomme.

On sait que Black Strobe sait faire le show, tenir le public par les couilles. Aux Transmusicales, ils avaient mis le feu, au sens propre comme au sens figuré. Sur cette scène de Panoramas, point de pyrotechnie pour réchauffer l'ambiance, ils vont devoir se débrouiller avec leurs petits doigts musclés et leur présence scénique de malade.

Il faut savoir que Black Strobe n'a pas offert que de la musique électronique au public de Panoramas. En effet, leur set se divisait en deux parties distinctes sur le plan musical mais on ne peut plus logiques dans l'univers du groupe.

Nous commençons donc le concert avec tout ce qu'il y a de plus techno chez Black Strobe. Tantôt chill, tantôt puissant, ce début de set happe le spectateur dans leur monde envoûtant et sale. On bouffe du Brenn Di Ega Kjerke, du Girl From the Bayou, leur dernier morceau et moult autres réjouissances. L'apothéose de ce set techno va se concrétiser sur leur hymne 80's tout droit sorti d'un polar mafiosi portoricain, la course poursuite kitch et puissante qu'est le morceau Italian Fireflies. Le public est déjà chauffé à blanc, ça danse dans tous les sens, la température monte, l'ambiance se fait électrique et sensuelle.

Et là, on laisse tomber les clavier, on sort la basse et la guitare et on fait péter les watts. Quand le spectateur est bien chaud et est prêt à en découdre avec la vie, le set change du tout au tout. Place au rock pur et dur, place à la testostérone et aux embruns de whisky. Black Strobe nous sert des morceaux lourds, rock'n'roll. Ce deuxième moitié de set aurait sa place sous une tente du Hellfest. La guitare vrombit, les solos fusent, la basse puissante fait danser le bas-ventre. Dites au revoir à Morlaix, la compagnie Black Strobe Airlines vous offre un allez-simple pour la Nouvelle Orléans.    

Les filles sont folles, les mecs aussi. La musique est électrique et électrise le public comme dans une orgie Caligulienne. Le dernier morceau met fin au concert sur un orgasme ininterrompu.

"Vous êtes sûrs que vous la voulez?" demande Arnaud Rebotini.

Oui, nous la voulons tous. I'm a Man. Ce morceau qui ferait repousser les couilles d'un eunuque. Le public le réclame, Black Strobe nous l'offre. Et avec du rab. Une version extended ponctuée de solos de guitare et au clavier. Dans ma tête, c'est Sodome et Gomorrhe.


Black Strobe - I Am A Man (Live Transmusicales 2012) - Collectif Sourdoreille

Je sors du concert exténué. Je me sens comme après une nuit d'amour interminable et puissante.

Arnaud Rebotini a offert au public de Panoramas l'une des plus belles claques musicales jamais assénée.  Beau et fier, un charisme à renverser des Etats, le frontman infatigable joue avec le public comme avec un pantin. Black Strobe, c'est Rebotini. Ce démon transpire la générosité et la véritable essence du Rock. Il pose ses couilles sur la table et y agrafe les votres par la même occasion.

Merci Monsieur Rebotini. Merci pour ce spectacle qui m'a fait pousser les poils de torse. Sur ce, je vais débroussailler tout ça, je peux même plus fermer ma chemise.



Le Mitch